
La Parole de Dieu on ne l’emporte pas au bout du monde, dans une mallette : on la porte en soi, on l’emporte en soi.
On ne la met pas dans un coin de soi-même, dans sa mémoire, comme sur une étagère d’armoire où on l’aurait rangée. On la laisser aller jusqu’au fond de soi, jusqu’à ce gond où pivote tout nous-mêmes.
On ne peut pas être missionnaire sans avoir fait en soi cet accueil franc, large et cordial, à la parole de Dieu, à l’Evangile.
Cette parole, sa tendance vivante, elle est de se faire chair en nous. Et quand nous sommes habités par elle, nous devenons aptes à être missionnaires.
Madeleine Delbrêl. La sainteté des gens ordinaires. Tome VII OC page 89

Références
Jean-Marie Ploux, prêtre de la Mission de France - une visite spirituelle de l'abbatiale de Pontigny
E
